Que pouvons-nous faire ? Que devons-nous faire ?
En 2005, plus encore qu'en 2004, notre attention a été attirée dans les médias par des situations de maltraitance sur des enfants de moins de 15 ans.
En France, en 2003, 89 000 enfants ont été signalés aux services compétents (Justice ou services sociaux des Conseils Généraux). Parmi eux, 71 000 enfants étaient en danger (pour des raisons très diverses) et 18 000 enfants se sont révélés, après enquête, être victimes de maltraitances.
Dans le Finistère, en 2003, 753 enfants ont fait l'objet d'un signalement, parmi eux, 470 étaient en danger et 283 victimes de maltraitances diverses.
Derrière ces chiffres, il y a la levée d'un tabou : cela n'arrive pas seulement ailleurs, chez les autres. Cela se produit également dans notre département, dans notre entourage, peut-être !
En tant que dirigeants et/ou professionnels associatifs nous avons la responsabilité de la protection des mineurs qui nous sont confiés.
Notre action s'exerce dans des milieux spécifiques où la proximité entre responsables et jeunes est souvent une réalité. Elle implique parfois une cohabitation, comme dans le cadre d'associations de jeunesse, de centres de vacances et de loisirs et de clubs sportifs.
Les rapports entre le responsable et le jeune sont donc nécessairement plus proches et plus intenses en milieu sportif ou de jeunesse qu'à l'école, et souvent plus à distance de l'autorité familiale. Cette proximité ne doit pas, par elle-même, alimenter la suspicion de violence ou de sévices sexuels. En revanche, les actes délictueux que permet ce contexte ne peuvent en aucun cas être occultés.
A cette première spécificité s'ajoute une difficulté à laquelle nous sommes confrontés : savoir repérer les signes qui peuvent nous alerter chez un enfant ou un adolescent, alors que nous ne sommes pas des spécialistes de ce sujet douloureux, donc insuffisamment formés sur cette question.
Or, tandis que la loi nous fait obligation de signaler, le code pénal réprime toute atteinte sexuelle commise sur mineurs de quinze ans et les peines sont aggravées lorsque les actes délictueux ont été commis par une personne ayant abusé de l'autorité que lui conféraient ses fonctions.
Enfin, un réseau de structures compétentes existe dans le département (exemple les Centres Départementaux d'Action Sociale du Conseil Général, des associations) pour nous soutenir et nous aider dans le cas où nous serions confrontés à des telles situations.
La Direction départementale de la jeunesse et des sports du Finistère propose des interventions sur ce sujet, articulées autour des points suivants :
- quelques définitions légales;
- nos obligations et les limites de notre rôle en tant que responsables de mineurs (loi & réglementation);
- les éventuels signes qui peuvent nous alerter chez un enfant ou un adolescent;
-
qu'est-ce qu'un signalement (qu'y met-on, à qui l'adresse t'on, le contexte pédagogique);
- les services ou structures pouvant nous aider dans ces situations;
- les services ou structures pouvant aider des victimes et/ou leur famille.
Ces interventions peuvent se faire dans un cadre de formation qualifiante ou dans un contexte de formation continue, au sein d'une équipe de professionnels, voire de bénévoles.

| Contacts |
Anne-Marie MARTEVILLE |
Tél : 02 98 64 99 29 |
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