Pourquoi ?
L'aménagement des temps et des activités favorise la réussite et l'insertion des enfants et des jeunes et contribue à une démarche d'éducation globale de l'individu.
L'éducation étant une mission partagée, l'État propose de mobiliser tous les partenaires et acteurs éducatifs pour élaborer en commun un projet éducatif. Ainsi, dès 1998 et 2000, quatre ministères (éducation nationale, jeunesse et sports, culture et ville) avaient défini les modalités de mise en ouvre de ce projet : le contrat éducatif local (CEL).
Quel objectif ?
Le CEL a pour ambition de mieux articuler et équilibrer le temps scolaire (éducation nationale) et les temps péri-scolaire (avant et après les cours) et extra-scolaire (vacances et loisirs) des enfants et des jeunes. Il doit permettre de favoriser la réussite scolaire et sociale par la participation des jeunes à la vie locale, l'aide à l'initiative de jeunes et l'égal accès de tous aux savoirs, à la culture, au sport, dans une offre éducative de qualité.
Pour qui et avec qui ?
Sont concernés les enfants et les jeunes. Sont mobilisés les acteurs et partenaires éducatifs que sont les enseignants, les parents, les associations, les éducateurs, les élus de la collectivités territoriale (commune, groupement de communes ou communauté de communes), , les représentants des institutions (administrations concernées, caisses d'allocations familiales CAF, organismes sociaux présents sur le territoire de la collectivité.) ainsi que des jeunes représentants d'association ou de conseils locaux de jeunes le cas échéant.
Comment ?
Un groupe de pilotage local est constitué. Il est présidé par le représentant de la collectivité. Le groupe réunit, outre les représentants des administrations concernées, des enseignants, des parents, des responsables associatifs, ainsi que des jeunes impliqués dans la vie locale.
Le groupe élabore le projet et le valide. Il suit et évalue les actions programmées. Un coordonnateur est désigné pour faire vivre le projet et assurer l'interface entre les acteurs et partenaires. Il doit disposer des moyens (temps et responsabilité) adaptés pour remplir sa mission de coordination. Le groupe se réunit au moins deux fois par an à l'initiative de la collectivité qui en assure l'animation en liaison avec le coordonnateur. Quand d'autres contrats (contrat temps libre de la CAF, Contrat d'accompagnement à la scolarité, etc.) existent sur le territoire, la constitution d'un seul groupe de pilotage sera recherchée afin de mieux coordonner les actions et limiter le nombre de réunions.
Quelles orientations ?
Elles doivent viser :
- L 'accompagnement à la scolarité, en intégrant les contrats locaux d'accompagnement à la scolarité dans les C.E.L.
- Le développement des capacités de lecture et d'expression ;
- L'apprentissage du civisme et de la citoyenneté ; éducation au respect de la règle et développement des solidarités ;
- L'information des jeunes ;
- La participation des jeunes à la vie locale ;
- L'engagement des jeunes,
- L'implication des parents dans les projets éducatifs et renforcement de l'aide aux parents.
La finalité de ces orientations se déclinant en actions est de donner aux enfants et aux jeunes le moyen de trouver leur place dans la vie locale en favorisant la réussite scolaire et l'ouverture sur leur environnement et le monde. Enfants, jeunes et parents doivent être placés dans des situations d'expérimentation et de participation active.
Suivi et évaluation ?
Ils sont assurés par le groupe de pilotage local réuni à l'initiative de son président. L'évaluation doit permettre de mesurer les effets produits par la mise en place du dispositif au regard des objectifs fixés initialement. Le suivi doit, dans la mesure du possible, être permanent pour ajuster les actions. C'est pourquoi il est essentiel qu'en plus des réunions du groupe de pilotage, se tiennent des rencontres techniques (comité restreint) avec selon les sujets les acteurs et/ou partenaires directement impliqués par la ou les actions. Le coordonnateur joue un rôle moteur dans le fonctionnement de ces instances. C'est lui qui assure le pilotage technique, il doit en plus de ses propres initiatives, être associé ou informé des autres démarches pouvant concerner le CEL. C'est lui qui fait le lien entre les acteurs de terrain et les institutions, informe les élus, les parents et les associations sur les dispositifs et anime les réunions de travail. Le suivi et l'évaluation permettent de vérifier l'intérêt et l'efficacité du dispositif et d'ajuster les moyens mobilisés.
Quels moyens ?
Le CEL peut bénéficier de moyens techniques (aides des acteurs et partenaires), humains (personnels de l'éducation nationale, de la collectivité territoriale.), matériels (notamment les installations de la collectivité et des établissements scolaires) financiers (crédits de l'État, crédits de la collectivité, et le cas échéant d'autres partenaires). Principale intéressée par le CEL, c'est la collectivité concernée qui logiquement apporte le plus de moyens au dispositif.
| Contacts |
Etienne BARS |
Tél : 02 98 64 99 26 |
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Marie AC'H |
Tél : 02 98 64 62 36 |
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